Interpellation d’Amélie Pans, conseillère communale MR à Woluwe-Saint-Lambert, au Conseil communal du 10 février 2026.

Lors de la séance du Conseil communal du 10 février 2026, la conseillère communale MR Amélie Pans a interpellé le Collège des bourgmestre et échevins au sujet de la situation préoccupante des mouvements de jeunesse à Woluwe-Saint-Lambert. Un récent article de presse a révélé que l’unité scoute et guide Sainte-Famille, qui rassemble environ 300 jeunes, a dû quitter les locaux qu’elle occupait depuis 1933. Elle a été relogée provisoirement dans un bâtiment communal chaussée de Roodebeek, présenté comme une future « maison du scoutisme ».

Anticiper la perte de locaux pour les mouvements de jeunesse

Au-delà de ce cas emblématique, Amélie Pans a souhaité poser une question plus large : la commune anticipe-t‑elle réellement la perte progressive de locaux pour les mouvements de jeunesse, en particulier lorsque ceux-ci dépendent de propriétaires privés ou tiers ? Les hausses de loyers, les ventes de bâtiments, les fins de conventions ou encore les problèmes de conformité et les plaintes de voisinage fragilisent de plus en plus ces associations qui jouent pourtant un rôle essentiel dans l’éducation, la socialisation et l’épanouissement des jeunes.

Demande d’une cartographie claire des unités

La conseillère MR a d’abord demandé si le Collège dispose d’une cartographie complète des mouvements de jeunesse actifs sur le territoire communal, avec la localisation précise des unités, leurs effectifs et le statut d’occupation des locaux qu’elles utilisent. À défaut, elle a demandé dans quel délai un tel outil pourrait être réalisé, afin de disposer enfin d’une vision globale et objective de la situation et des risques.

Identifier les unités « à risque » et agir à temps

Amélie Pans a ensuite interrogé le Collège sur l’identification des unités dites « à risque » à 12 ou 24 mois. Il s’agit des groupes dont la convention arrive à échéance, dont le bâtiment pourrait être vendu, qui souffrent de non-conformités techniques ou qui font l’objet de plaintes de voisinage. Elle a demandé quelles mesures d’anticipation sont prévues pour éviter que des centaines de jeunes ne se retrouvent brutalement sans solution, et pour offrir une visibilité minimale aux responsables bénévoles.

Quels critères pour attribuer des locaux communaux ?

La question de l’attribution de locaux communaux est également au cœur de l’interpellation. Quelles sont aujourd’hui les règles, critères et procédures pour qu’un mouvement de jeunesse puisse obtenir un local communal ? Quelle est la durée des mises à disposition, quelles conditions sont imposées, quels coûts sont supportés par les unités et qui porte la responsabilité en matière de sécurité et de conformité des bâtiments ? Pour le MR, ces critères doivent être transparents, équitables et connus de tous les acteurs associatifs.

La « maison du scoutisme » chaussée de Roodebeek

Concernant plus spécifiquement le bâtiment de la chaussée de Roodebeek, présenté comme une « maison du scoutisme », Amélie Pans a demandé au Collège de clarifier le statut de ce bien communal et la durée de mise à disposition pour les unités qui y sont relogées. Elle s’interroge également sur la raison pour laquelle l’usage du bâtiment serait aujourd’hui limité principalement au stockage, alors que les besoins en lieux de réunion et d’animation sont criants. Elle souhaite savoir si un permis d’urbanisme est nécessaire pour accueillir des activités de mouvement de jeunesse, si le Collège entend déposer un tel permis et selon quel calendrier.

Garanties de stabilité et budget 2026

Enfin, la conseillère MR a demandé quelles garanties concrètes de stabilité et de sécurité la commune peut apporter aux unités relogées. Elle a aussi interrogé le Collège sur les moyens budgétaires prévus en 2026 pour rendre ces solutions durables et pour soutenir, de manière structurelle, les mouvements de jeunesse actifs à Woluwe-Saint-Lambert.

Par cette interpellation, Amélie Pans rappelle l’importance des mouvements de jeunesse dans le tissu social de la commune et appelle à une politique proactive, transparente et ambitieuse pour leur assurer des locaux dignes, stables et sécurisés.

👉La réponse du collège se trouve via ce LIEN à la page 71